Artifices

Eden

6 mois que je t’ai quitté. 6 mois que je continue de penser à toi.

Eden.
Eden, tu as été l’amour de ma vie jusqu’ici.

Je t’ai rencontré lors de mon premier jour à l’université. Tu te tenais face à ma promotion, nous racontant à quel point cette année serait difficile, mais aussi bien arrosé. Tu étais beau. Tu étais grand. Tu avais un sourire charmeur.

Je ne rappelle plus comment est-ce que je suis tombé amoureuse de toi. Peut-être parce que je ne me rappelle pas d’un moment où je ne l’ai pas été depuis que je t’ai rencontré.

Mais je me rappelle de notre première soirée. On était sorti avec toute notre promotion. On avait fini par beaucoup parler, beaucoup boire et beaucoup danser. On avait fini par se poser dans la nuit, à regarder les étoiles et à se raconter nos vies, nos expériences passés et nos rêves. Je crois que c’est cette nuit là que je suis tombé amoureuse de toi, quand tu m’as embrassé.

On a commencé par se voir plusieurs fois par semaine. On passait des bons moments, et je finissait toujours dans ton lit pour la nuit. Tu m’as promis une relation sans prise de tête. « On verra bien comment ça finira. »

Je pense que tu as toujours su que j’étais amoureuse de toi. Je pense que tu le voyais à la façon dont je te regardais. Mais tu faisais semblant de ne rien voir. Parce que sinon ta conscience t’aurai ordonné d’arrêter de me voir, d’arrêter de me faire ça.

Tu voyais d’autres filles. Et je les voyais moi aussi, tout les jours à l’université. Tu me racontais comment tu les baiser. Tu me racontais comment tu voulais que je reproduise leurs gestes. Mais j’étais incapable d’arrêter de te voir. Tu étais devenu ma drogue. J’étais amoureuse et je ne m’en rendais pas compte. J’avais mal et je ne comprenais pas pourquoi. J’avais mal et les seuls moments où j’y pensais pas c’était avec toi.

Au bout de quelques mois, j’ai fini par te dire stop. Parce que je voulais partir, et que je savais que tu tenais pas assez à moi pour me retenir. C’était déjà une assez bonne raison pour ne pas rester.

Tu me disais que tu ne pouvais pas te mettre avec moi. Tu me disais que tu n’avais plus confiance en les filles. Tu me disais que tu tenais à moi malgré ce que je pensais. Tu me prenais dans les bras et tu m’embrassais avec des sentiments. Tu me disais que ce n’était pas seulement pour le sexe, parce que sinon t’aurais choisis quelqu’un d’autre. Je ne te l’ai jamais pardonné.

Je suis parti. Je suis parti prendre soin de moi. Tu m’as laissé partir sans montrer quoi que ce soit. J’ai pleuré pendant des jours. J’ai finis par guérir. Puis un mois après t’es revenu. T’avais besoin de sentir que quelqu’un tenait à toi, comme moi je tenais à toi. T’avais besoin d’être aimé. T’avais besoin de te sentir désiré. Tu m’as dit que tu avais arrêté de voir les autres filles. Et j’étais incapable de te dire non une seconde fois.

On a recommencé à se voir. Je te sentais sincère. Mais je ne ressentais plus la même chose. Tu m’avais laissé partir et j’avais finis par l’accepter. J’ai voulu partir une deuxième fois. Tu t’ai mis à pleurer. Tu t’ai mis à genoux et tu m’as supplier de rester. Tu m’as dit que t’étais tombé amoureux de moi. Tu m’as dit que ça faisait longtemps que tu n’avais pas ressenti ça. Et je t’ai laissé ta chance.

On a passé quelques mois merveilleux tout les deux. Tu es venu en vacances chez moi et je suis venu chez toi. On était enfin tout ce que j’avais toujours voulu pour nous. Puis la réalité m’a rattrapé et je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais te pardonner tout ce que tu m’avais fait.

Je t’aimais mais je continuais à t’en vouloir.

Je t’aimais mais je voyais que tu essayais de me façonner. Tu avais ta propre idée de la fille parfaite, et tu faisais en sorte d’avoir une emprise sur moi pour que je le devienne. Tu m’avais choisis parce que j’étais la seule à être rester quand tout le monde t’avais abandonné.

Je t’ai quitté, et on ne s’est plus jamais parlé.